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J’aime comparer les vendanges à un accouchement. C’est l’aboutissement de longs mois d’attention, de soins, d’observation.
De petits bourgeons fragiles qui, du printemps à l’automne, se sont métamorphosés en jolies grappes bien saines, gorgées de sucres et de soleil.
Le temps est venu de couper le « cordon ombilical » les séparant de leurs pieds de vignes.
Le petit clan du Clos Julien est fébrile ce matin du 26 septembre, la nuit a été courte, on a le trac, c’est un événement tellement important !
Heureusement, une super équipe nous a rejoint pour nous assister et faire en sorte que tout se passe bien, alors on se détend.
La famille, les amis fidèles ne ménagent pas leur peine, il y en a des coups de ciseaux à donner, des seaux à porter.
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Le soleil est au rendez-vous, les raisins sont beaux, la joie d’être ensemble l’emporte sur la fatigue ; ça c’est la magie des travaux de la terre !
Certes, à la fin de la journée, les dos sont un peu « coincés », les muscles endoloris, mais la joyeuse bande reprend vite des forces autour d’une bonne table où jusqu’à tard dans la nuit nous allons dignement fêter l’heureux événement.
Le lendemain quand tout le monde est parti, on connaît tel le « baby blues », un sentiment de
nostalgie et de grand vide en voyant nos vignes dépouillées de leurs raisins. Mais ça ne dure pas longtemps, il faut se ressaisir, car au chai nos raisins sont là, dans leurs cuves, et
réclament nos soins et une attention de tous les instants.
Les premiers soirs, ont fait un pigeage pour extraire la couleur et on surveille la fermentation. Patricia (œnologue) passe faire une 1ère dégustation des
« jus ». Chut…Tout va bien !
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